Flavescence dorée rappel pour les viticulteurs

Pour le secteur d’Ouveillan et de Sallèles d’Aude, la matinée se déroulera le mercredi 2 août et commencera à 7h à la cave coopérative d’Ouveillan

Pour le secteur de Narbonne Quatourze, la matinée se déroulera le mardi 8 août à 7h00 devant le lycée Luther King de Narbonne.

Nous comptons sur votre présence, la participation à ces visites nous permet de rester à 1 seul traitement obligatoire.  

Pour ceux qui ont des doutes sur l’importance de la flavescence dans notre secteur voir l’article de l’Indépendant ci-dessous.  

Article et photos: L’Indépendant du 28/07/23
Près de Narbonne : une attaque sévère de flavescence dorée met le vignoble en péril

Cette maladie de la vigne se propage dangereusement dans le secteur de Coursan, contraignant les vignerons à arracher les ceps atteints.

Des feuilles qui rougissent ou pâlissent et s’enroulent sur elles-mêmes, des sarments qui pendent mollement, des grappes de raisin qui se dessèchent : il n’y a plus de doute, la flavescence dorée est là. Et ce n’est guère brillant pour les vignes des adhérents de la cave coopérative de Coursan. À tel point que ceux-ci ont décidé de prendre les choses en main et d’alerter.

Sur les cépages rouges, la flavescence dorée donne une coloration particulière au feuillage de la vigne. Indépendant – CHRISTOPHE BARREAU

Le seuil critique est atteint

Il faut dire que cette maladie de la vigne prend des proportions trop importantes. Les vignerons parlent même d’une explosion de flavescence dorée. Ce vendredi matin, bombe de peinture en main, une trentaine d’entre eux sont allés comptabiliser les ceps contaminés. Ils ont ainsi prospecté une soixantaine d’hectares, et le verdict est sans appel : “Sur l’ensemble des 60 hectares prospectés, toutes les parcelles sont touchées à 15% minimum voire plus. Nous avons atteint un seuil critique. Si moins de 20 % des ceps sont malades, il faut les arracher un par un. Si on dépasse les 20 %, c’est la totalité de la parcelle qui doit être arrachée. Sachant qu’il faut ensuite attendre plusieurs années pour que la maladie disparaisse et pour pouvoir replanter”, explique Céline Alozy, animatrice inspectrice de la Fédération départementale contre les organismes nuisibles. 

Une vigne malade en contamine sept autres

Elle insiste aussi sur le caractère sournois de la flavescence dorée : “Quand une souche est atteinte, les symptômes apparaissent seulement un à deux ans plus tard. De plus, une vigne malade en contamine sept autres. Sur le territoire de Coursan qui est une plaine, la propagation est d’autant plus rapide qu’il n’y a pas de barrières naturelles pour la freiner”. À savoir que la flavescence dorée se transmet via les cicadelles, des insectes suceurs qui se nourrissent de la sève des vignes.

Les souches atteintes ont été marquées et comptabilisées. Indépendant – CHRISTOPHE BARREAU

Impact économique

Face à cette épidémie qui gagne le vignoble coursanais, les viticulteurs ne cachent pas leur inquiétude, et leur suspicion : un foyer de flavescence dorée non traité serait-il à l’origine de l’explosion de cette maladie ? “Certains savaient-ils que leurs vignes étaient malades et n’ont rien dit ? Y a-t-il eu des lacunes dans les différents traitements à appliquer en temps voulu ? La sécheresse, qui fragilise la vigne, accentue-t-elle le phénomène ? Les vignes en friche et non traitées sont-elles en cause ? Faudra-t-il revenir aux anciens traitements contre le vers de la grappe, qui traitaient aussi la flavescence dorée ?” Sans parler de l’impact sur la trésorerie de la cave coopérative l’Espérance (qui regroupe les viticulteurs de Coursan, Béziers et Armissan), et les finances des vignerons. “La flavescence dorée, c’est comme la gangrène pour l’homme ! Si je dois arracher 3000 pieds sur 4 hectares, comment tenir financièrement ? Je n’aurai plus qu’à mettre la clef sous la porte, d’autant qu’il n’y a pas de prime à l’arrachage pour les vignes de moins de 10 ans”, se désole un adhérent. 

Dès lors, les viticulteurs en sont conscients, “des vignobles vont partir”, assurent-ils. Et il faudra sans doute plusieurs années pour éradiquer le mal à la racine. En attendant, les vignerons espèrent des aides pour pallier le manque à gagner. Et surtout une prise de conscience collective : “Que tout le monde fasse son boulot, sinon on n’y arrivera pas !”