À Ouveillan, « Noël, c’était huit jours de bal non-stop »

Racontez moi votre plus beau noel

Nos Noëls, au cours de notre vie revêtent des attraits différents, mais il y en a toujours un, qui reste gravé plus que les autres dans nos mémoires.

C’est ce que nous a raconté l’incontournable Hélène Gély, née Autié,  approchant  allègrement la soixantaine, depuis toujours investie dans la vie associative du village.

« c’était le noël 1977, j’avais 17 ans. Bien sûr, déjà tous mes noëls étaient beaux à Ouveillan.

Il y avait la fête foraine, la vraie, manèges, autos scooters où l’on devait se bousculer pour avoir une voiture, les odeurs de sucreries.

Noël commençait par les grands repas de famille  où l’on se retrouvaient cousins, cousines, et même si tous les soirs on sortait au bal, on avait intérêt à être levé pour midi, mais on aimait ces retrouvailles familiales

On s’échappait vite, laissant les parents préparer le repas du soir (incroyable ce qu’on mangeait), pour aller rejoindre les copains  au loto chez Huguet et au Glacier, les volailles, jambons suspendus dans les salles, où tout le monde fumait, pas d’interdit.

Certains soirs,  on buvait l’apéritif chez un copain, et le digestif chez un autre avant d’aller au bal, mais toujours digne, pas de beuverie, car les mamans venaient au bal nous surveillaient.

 On faisait les réveillons chez Simone et Armand Combaluzier, (à coté) puis on déambulait dans les rues en criant bonne année et on faisait le martelet chez les gens jusqu’à 9 heures du matin.

Noël c’était 8 jours de bal non stop avec des orchestres renommés, Maurice de Thou, Richard Breton, Ray Mérenguer. 15 jours avant on achetait la carte d’abonnement, le sésame indispensable pour entrer au bal. La salle des fêtes pleine à craquer de jeunesse nous donnait la chance de rencontrer un petit flirt en dansant les slows sous la légendaire boule multicolore qui tournoyait au milieu de la salle.

Cette année-là c’était Paul Alain. et comme toujours on était serré comme des sardines.

Je m’en souviens bien,  parce que le comité des fêtes, pour la première fois, organisait l’élection de Miss Ouveillan. Je ne m’étais pas inscrite, ce n’était pas mon truc. Mais une fois arrivée dans la salle avec mes copains, ils n’ont pas hésité et m’ont monté sur la scène sans préparation, le piège sympa, et là surprise, à l’applaudimètre, la salle entière m’a élu Miss Ouveillan 1977, et le jury aussi. Je me vois encore avec l’écharpe. Un moment unique et cher à mon cœur pour deux raisons, d’abord j’étais fière d’être Miss Ouveillan,  et puis cher payée,  car il m’a fallu offrir à boire à tout le monde. Mais quel souvenir ! Que c’était bien !

En y repensant c’est vrai que nos Noëls respiraient la liberté, la convivialité, l’amitié, on se connaissait tous, on restait au village pour s’amuser entre nous. Des Noël sans trop de cadeaux, car déjà on étrennait les habits de fête, mais des noëls à dimension humaine tout simplement.

Marithou Vidal Parra – Article du 29/12/20

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