Ils marqueront l’histoire de cette 1ère édition du Festival :Les enfants au cinéma. Le festival est ainsi heureux d’accueillir cette année les enfants des films suivants :
La nouvelle guerre des boutons: Clément Godefroy, Nathan Parent, Jean Teixier, Ilona Bachelier et Thomas Goldberg
L’école Buissonnière: Jean Scandel et Frédéric Saurel
Les Choristes: Maxence Perrin et Grégory Gatignol
La réalisatrice et comédienne Violette Barratier sera invitée et présentera à cette occasion son dernier court-métrage en avant séance du film de clôture de son père Christophe Barratier : Les Choristes. Tous les invités rencontreront le public lors des diverses séances et événements du festival
De Eric Besnard, Par Eric Besnard, Nicolas Boukhrief
Avec Grégory Gadebois, Isabelle Carré, Benjamin Lavernhe
France, Belgique – Comédie, Historique – 1h 53min
A l’aube de la Révolution Française, Pierre Manceron, cuisinier audacieux mais orgueilleux, est limogé par son maître le duc de Chamfort. La rencontre d’une femme étonnante, qui souhaite apprendre l’art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance en lui et le pousse à s’émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution. Ensemble, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous : le premier restaurant. Une idée qui leur vaudra clients… et ennemis.
Respect – 20h30
De Liesl Tommy, Par Tracey Scott Wilson, Callie Khouri
Avec Jennifer Hudson, Forest Whitaker, Marlon Wayans
USA – Biopic, Musical – 2h 25min
Le film suit l’ascension de la carrière d’Aretha Franklin, de ses débuts d’enfant de chœur dans l’église de son père à sa renommée internationale. RESPECT est la remarquable réelle histoire retraçant le parcours de cette icône de la musique.
De Cédric Jimenez, Par Cédric Jimenez, Audrey Diwan
Avec Gilles Lellouche, Karim Leklou, François Civil
France – Thriller – 1h 44min
2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats.
Un Triomphe – 20h30
De Emmanuel Courcol, Par Emmanuel Courcol, Thierry de Carbonnières
Avec Kad Merad, David Ayala, Lamine Cissokho
France – Comédie – 1h 46min
Un acteur en galère accepte pour boucler ses fins de mois d’animer un atelier théâtre en prison. Surpris par les talents de comédien des détenus, il se met en tête de monter avec eux une pièce sur la scène d’un vrai théâtre. Commence alors une formidable aventure humaine. Inspiré d’une histoire vraie.
Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !
Face à leurs fantasmes, six couples tentent d’explorer les faces cachées de leur vie intime. Six questionnements sur l’accès au plaisir. Du jeu de rôle à l’abstinence, en passant par l’exhibition, six histoires séparées avec au centre le même questionnement sur le désir aujourd’hui. Le sien mais aussi celui de l’autre…
Le tyrannique Lancelot-du-Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les Dieux, insultés par cette cruelle dictature, provoquent le retour d’Arthur Pendragon et l’avènement de la résistance. Arthur parviendra-t-il à fédérer les clans rebelles, renverser son rival, reprendre Kaamelott et restaurer la paix sur l’île de Bretagne ?
Comment un village comme Ouveillan avec près de 2500 habitants a-t-il pu attirer gratuitement autant d’artistes célèbres pendant 26 ans ? Malgré la pandémie, l’histoire d’amour perdure toujours.
Si 2020 a été une année blanche, l’aventure doit reprendre dès octobre prochain avec une vente aux enchères de fûts de vin, une cuvée spéciale et un repas concocté pour les partenaires par le chef trois étoiles Gilles Goujon. Un homme des premiers jours. Romain Colucci, le fils de Coluche, devrait être également présent. D’autres artistes pourraient l’être aussi. Bernard Pitié et Jean-Paul Chaluleau sont toujours à la manœuvre.
En 2022, il sera peut-être proposé un nouveau spectacle. « Nous pourrions dès lors être prêts pour mettre sur pied un autre évènement » confie Bernard Pitié. Certes plus intimiste puisque les normes de sécurité ont beaucoup évolué et il serait impossible, sans prendre de risque majeur, d’accueillir 4 à 5 000 spectateurs et d‘assurer le stationnement des véhicules.
Mais revenons en août 1996. Le concert de Frédéricks-Goldman-Jones, le 4 août 1995, a été un gros succès malgré une pluie continue. Cet été 1996, c’est Francis Cabrel, avec son album « un samedi soir sur la terre », qui vient enchanter le ciel ouveillanais et 5 000 spectateurs. La capacité maximale. Avant le spectacle, la désormais traditionnelle vente aux enchères a lieu à la Grange de Fontcalvy. L’artiste y participe et mieux encore achète un fût… qui ne rentre pas, bien entendu, dans sa voiture. Fort heureusement mais il ne le sait pas, l’achat du fût est symbolique. 300 bouteilles lui seront livrées ensuite.
L’émotion à fleur de peau de Cabrel
Le concert peut donc débuter et il ne pleut toujours pas. Place à deux heures de bonheur. Ce spectacle doit se terminer, ce soir-là, par la traditionnelle « chanson des restos » mais les spectateurs veulent autre chose. Entendre en live « les Chevaliers Cathares » qui se trouvent « au bord de l’autoroute quand le soir descend… » Soit sur les hauteurs de Narbonne, en direction de Toulouse. A 12 km de là !
Francis Cabrel s’exécute de bonne grâce alors que ce morceau ne figure pas à son répertoire cette année-là. Il en oubliera même de chanter la « chanson des restos » mais peu importe, la magie avait opéré.
Le repas d’après concert, qui réunit plus de 300 participants, artistes, musiciens, bénévoles, partenaires, pompiers, gendarmes… est lui aussi émouvant et les au revoir sont déchirants entre Francis Cabrel et les vignerons. « Même si nous avions le cahier des charges, nous pouvions rarement le respecter. Les artistes se changeaient dans nos maisons, certains y dormaient une ou deux nuits suivant leurs heures d’arrivée et de départ. Mais notre volonté, toujours partagée par les bénévoles, était de rester naturels et les artistes se fondaient alors dans le moule. Calogero, un jour, nous a donné une seule condition pour son retour. Celle de savoir s’il y aurait une grillade après le concert. Il appréciait également le vin d’Ouveillan » se souvient Francis Taillades, un des créateurs des Vendanges du Cœur.
Pascal Obispo, Patricia Kaas, Yannick Noah, Marc Lavoine, Gérard de Palmas ou Patrick Bruel ne vont pas tarder à entrer en scène et Goldman d’y revenir.
Crise sanitaire oblige, les grands rendez-vous musicaux ont quasiment disparu du paysage. L’occasion de revenir sur l’une des plus fabuleuses aventures humaines et artistiques, les Vendanges du cœur, qui ont durant 26 ans fait le bonheur de milliers de fans des artistes français les plus en vue sous le signe de la générosité et du partage…
Le 4 août 1995, au milieu des cuves de la cave coopérative d’Ouveillan, commence une belle histoire d’amour entre une poignée de bénévoles amoureux fous de leur village et une pléiade d’artistes qui vont enchanter les 20 étés suivants. Ce soir-là, sur les coups de 21 heures, c’est un trio magique, Frédéricks-Goldman-Jones, qui régale les 4 000 spectateurs et lance cette aventure. Mais c’est en décembre 1992, au Parc des Expositions de Narbonne, qu’elle a vraiment débuté.
En septembre de cette année-là, de terribles inondations ravagent Vaison-la-Romaine, Nîmes mais également la Haute Vallée de l’Aude. La ville de Narbonne est aussi touchée par les pluies diluviennes. Les médias traitent la catastrophe mais pas de la même manière. D’ailleurs, un article dans « le Monde » titre : « les oubliés de l’Aude. » Un concert est organisé à Narbonne au profit des sinistrés. Jean-Jacques Goldman y participe. Jean-Paul Chaluleau, journaliste à l’Indépendant et résident ouveillanais, aujourd’hui maire de la commune, connaît déjà l’artiste. Il le rencontre à nouveau et le courant passe de suite.
C’est une bonne idée ! Non c’est une belle idée
En 1993, Francis Taillades et Bernard Pitié, respectivement président et directeur de la cave d’Ouveillan, touchés par ce geste de générosité, souhaitent donner une vigne au chanteur. Celui-ci, en tournée, fait un détour de Perpignan où il donne un concert et rencontre les deux hommes. Jean-Paul Chaluleau est à la manœuvre. C’est déjà un 4 août. Celui de 1994. Plus qu’un symbole. « Une vigne ? Je suis un nanti. J’ai tout ce qu’il faut. On pourrait plutôt l’offrir à une association », propose Goldman.
L’artiste est déjà engagé avec « les Restos du Cœur ». Le choix se porte évidemment sur cette association chère à son créateur Coluche. « Ok, Jean-Jacques, nous, on fait une cuvée pour les restos » s’engagent les viticulteurs. Une poignée de mains, des sourires, le contrat moral est conclu. Goldman sort ensuite de la cave, regarde les environs, les cuves, les rues avoisinantes et dit : « et moi, je vous fais un concert. C’est là qu’il faut le faire ! » Jean-Paul Chaluleau lui répond : « c’est une bonne idée ». Le chanteur le corrige : « non, c’est une belle idée ! »
En mai 1995, Goldman revient, de fait, à Ouveillan pour planter la vigne en compagnie de Véronique Colucci et des enfants de l’école du village. La belle idée est désormais enracinée. Il reste encore quelques semaines à attendre.
Une pluie diluvienne
Nous sommes donc le 4 août 1995. Il pleut sans discontinuer depuis le matin. L’orage est stationnaire au-dessus d’Ouveillan. La veille, Francis Taillades et quelques hommes forts sont partis chercher les gradins prêtés par la commune de Chalabre et transportés dans une semi-remorque louée pour la circonstance. Ceux-ci sont montés sans anicroche. Le drame de Furiani est encore dans toutes les mémoires.
Pendant ce temps, les bénévoles, 80 personnes environ, les viticulteurs d’Ouveillan et leurs épouses notamment, préparent la scène, les repas et les grillades, la vente aux enchères, l’accueil, la sécurité… Les places du concert ont toutes été vendues en quelques jours. Quelquefois pourtant, certaines personnes demandent si vraiment ce sont les vrais artistes qui viennent chanter ou des sosies.
Francis Taillades s’étonne encore aujourd’hui de l’énorme travail assuré par les bénévoles inexpérimentés et pourtant hyperpolyvalents, de l’état d’esprit qui règne ce jour-là et de la simplicité des rapports avec les artistes : « cette pluie, ce n’était vraiment pas de chance. Il nous a fallu trouver des parasols et toutes autres sortes de protection pour abriter les spectateurs. N’importe quel artiste aurait annulé le concert. Mais pas lui ! C’était inoubliable. » L’aventure prend son envol et l’année suivante, Francis Cabrel va poursuivre le voyage.
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